Journal introverti

Héritage

L’héritage psychologique reçu de mon non-Père est lourd à porter.

Si j’avais la possibilité de le faire, j’aimerais bien lui toucher deux mots.

A défaut, ou en attendant de pouvoir le faire dans l’autre Monde, il me reste à parler dans ma tête. A écrire un peu. Me confier est impossible car le comble du comble est que je suis hautement culpabilisé.

L’absence d’un Père est terrible lorsque celui-ci est physiquement présent. Ecrasé par sa femme, (madame-Mère), je ne l’ai pas connu.

Eh oui, j’ai côtoyé 20 ans mon "Père", au quotidien et pourtant, chose incroyable, je n’ai quasiment aucun souvenir de lui.

J’en porte, non pas des cicatrices mais de véritables balafres, des entailles… dans ma tête.

Je ne supporte pas les conflits, je suis immature socialement, je souffre de ne pouvoir m’affirmer. En fait, c’est l’horreur, quotidiennement.

Le pire est que je pointe la difficulté mais que je reste prisonnier de moi-même. 30 ans sans le moindre progrès